Déjà s'envolent les derniers hérons
Bien loin les saisons estivales
Où se trouvait mon idéal
Ô, ciel de grisaille et de deuil
Ô, vent qui emporte les feuilles
Ô, lumières du soleil qui pâlissent
Ô, verts des arbres qui jaunissent
Les bleus disparaissent à l'astre de paille
Dans une monochromie de gris sans faille
Les élans de mon c½ur qui faiblissent
Mon corps ploie, mes articulations raidissent
Je suis telle à l'automne qui s'installe
Craignant les pâleurs hivernales
Elle peint, pour que l'âme soit apaisée
Des couleurs mordorées, des rouges flammés
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